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  • Green new deal: le défi aux vieilles idées

    Le défi vert est un défi lancé aux économistes et sociologues de tout bord, et le voici:

    "Mesdames Messieurs les décideurs, modifiez vos théories économiques poussièreuses de 1930 qui encourageaient la consommation à outrance pour créer des « richesses » nébuleuses au « bénéfice » d’une économie globale du pays"

    Maintenant c'est le moment d'inventer une économie socialement et écologiquement plus juste afin de ne plus se retrouver avec tous ces dégâts: investissements érronés, SwissAir, UBS, productivisme, licenciements malgré les bénéfices ( !), 3em voie ferroviaire toujours repoussée, personnes âgées isolées,  chômage, jeunes sans repères, manque de formation aux nouvelles technologies sur l'énergie, manque d’isolation thermique dans les immeubles, sentiment d’insécurité, pollution, changements climatiques...

    En bref, bougeons-nous!


    Jacqueline Roiz



     

  • Matin bleu et mon coup de gueule

    Ca m’énerve ! « Les femmes prêtes à coucher pour une promotion »,  paru dans le Matin Bleu du 5 mars ne me facilite pas la tâche !!

     

    Je travaille dans un secteur presque exclusivement masculin (la construction et la maintenance d’installations ferroviaires de sécurité). Etant l’unique femme parmi près de 40 cadres, j’ai ressenti une certaine pression au début.

     

    Certes mes collègues masculins sont respectueux et cordiaux. Cependant le passé revient souvent au galop amenant son lot de stéréotypes sur les femmes et les hommes. Les petites blagues sont quelques fois anodines, et quelques fois pas…

     

    Comment trouver le juste milieu entre une attitude amicale et professionnelle ? Là est l’enjeu. 

     

    Etre alerte et « cool » à la fois afin d’éviter les dérives ce n’est pas facile… Se faire respecter et devenir légitime dans mon nouveau poste à responsabilité, occupé jusqu’alors par des hommes.

     

    Cet après-midi je me retrouve avec un collègue qui parle de l’article sur un ton humoristique: ok, mais là les femmes étaient au centre de la discussion, les femmes et leur sexualité… et la promotion canapé… encore et toujours leur sexe à la place de leurs compétences…

     

    Evidemment j’en ai ri (que faire d’autre ?) d’ailleurs mes collègues n’y croient sûrement pas (je me rassure)  mais quand même, ce type d’article dans la vie de tous les jours ca ne m’aide pas…

  • Mobilité douce: bonne nouvelle

    initiative_villes_ge.jpgEnfin, une initiative pour les cyclistes et piétons que nous sommes tous à un moment ou un autre, et à tout âge! 

     En effet avoir le choix de la mobilité est le meilleur moyen d'encourager celles et ceux qui hésitaient encore à marcher et pédaler en sécurité, ou prendre le bus après avoir déposé leur vélo dans un endroit abrité..

    Le plan directeur mobilité douce: c'est l'idée géniale concoctée par le groupe de travail de l'association Actif Trafic. Cette loi amènera un engagement constant des autorités...

    L’initiative genevoise pour la mobilité douce demande :

    - l’établissement d’un Plan directeur cantonal pour la mobilitédouce (MD)

    - la réalisation de pistes cyclables continues et sécurisés sur tout le réseau de routes primaires et secondaires

    - l’installation de stationnements pour vélos abrité et sécurisé par des potelets

    - la pose d’îlots au milieu du parcours de traversées piétonnes pour permettre une traversée en deux temps.

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Après 2012: Aaaaaction!

    Selon l’information Le département fédéral DETEC de ce jour (18.02.09) :

     

    « Les Parties au Protocole de Kyoto sont appelées à informer en février 2009 des objectifs de réduction pour l'après 2012. La Suisse n'a pas encore fixé d'objectifs contraignants (…) »

     

    2012 c’est demain… !!! Moritz Leuenberger : Aaaaaction!

     

  • Masculin pluriel

    La parole est aux candidats?

    Dix-huit candidats à la Constituante ont eu la parole gracieusement offerte par la Tribune de Genève. 

    Je constate que sur 18 candidats, 2 candidatEs seulement se sont exprimées…

    Les femmes sont-elles trop timides pour s’exprimer?  Ca se saurait. Ou est-ce que le processus qui mène le journal à publier tel ou telle candidat-e est inconsciemment « orienté » ? 

    J’ai de la peine à croire que deux femmes ont accepté ou décidé de faire publier leur texte, que seul deux femmes étaient atteignables au téléphone ou par e-mail, et sollicitées…

    Il est vrai que les listes contiennent environ 30% de femmes. Si les proportions avaient été maintenues, six femmes auraient pu  s'exprimer.

    Sur les deux femmes, l'une est sur la liste consacrée uniquement aux femmes citoyennes : sa contribution était donc évidente et inévitable !

    La seconde est sortie du chapeau des listes mixtes. Où sont donc passées les quatre autres candidates? 

    Ce cas de figure devrait  nous montrer la nécessité d’une constitution qui ne laissera pas au hasard (ni aux quotidiens) l’équilibre des genres dans les organes politiques et décisionnels de notre société.

    Malheureusement je n'ai pas les moyens de savoir ce qui s'est passé dans les limbes dantesque des médias. Alors je reste près de faits: seize candidats ont amené leur vision de la Constitution. Au masculin pluriel.

    Jacqueline Roiz

  • L’agriculture fait pas bobo

    Voulons-nous maintenir le secteur agricole à Genève?

    Restons pragmatiques, oui l’agriculture permet de garantir la conservation des ressources naturelles et de nos paysages (Art. 104 de la Constitution suisse). Mais avant tout,  il s’agit de produire des denrées alimentaires !

    A l’exemple de la constitution suisse, il sera nécessaire d’inscrire l’agriculture dans le concept du développement durable mais pourquoi pas en parlant d’agriculture diversifiée comprenant celle de proximité...

    L’agriculture fait appel à une stratégie des trois piliers, économique, sociale, et environnementale.

    Soutenir l’agriculture de proximité ce n’est pas faire l’aumône, c’est créer un système capable de maintenir et générer de l’emploi,  diminuer la consommation d’énergie (avec des produits de saisons et un transport organisé par quartier) et qui donne au consommateur la possibilité de contrôler la provenance et les conditions d’exploitations…

    Quand à ceux qui rétorquent que cette agriculture est une affaire de bobos, qu’ils aillent voir de plus près, le public s’est diversifié et qu’à cela ne tienne pour que cela soit encore mieux: qu’ils demandent aux autorité de fixer des contrats avec leurs agriculteurs ou agricultrices les plus proches. Si elles (les autorités) acceptent de sacrifier les fraises en hiver...

    Les établissements publics avec des panneaux solaires c’est bien mais des hôpitaux et cantines scolaires qui serviraient des produits du terroir au gré de la saison (différents mais pas plus chers), ça serait quand même plus intéressant…

    Jacqueline Roiz

  • Genevois héritiers de Dalida

    Dimanche 28 septembre après-midi, Stand des candidats à Plainpalais

    Soleil, petite bise et sourires : un jour donc plus facile pour aborder les passants. Cependant c’est toujours la même résignation chez certain-e-s, alors que l’on se trouve devant l’opportunité unique de créer une constitution différente pour Genève.

    Et La Re-mar-que arrive, celle que je craignais:

    « Ah mais Madame, vous dites cela parce que vous êtes candidate » 

    Est-ce que les citoyens et citoyennes ont peur de se projeter dans leurs rêves, de partager leurs idées , de croire en l'avenir et de voter pour la personne qui leur correspond le mieux?

    Pour un peu j'ai cru que, après avoir lancer cette invective, cette personne allait chanter « Caramels, bonbons et chocolat, merci pas pour moi, » ou « Parole, Parole, Parole».

    Et pour donner mes impressions sur ces rencontres aléatoires et troublantes, j’écris pourtant avec ces mots…

    Encore, toujours, « rien que des mots »...

    Vraiment ?

    Jacqueline Roiz

     

  • Le pèlerinage venteux de la Constituante

    20 et 21 septembre 2008

    Certains occupent leurs week-ends dans leur famille, dans les magasins, sur le bitume des courses populaires, et d’autres dans des églises.

    Certains comme moi ont dédié cette fin de semaine au prosélytisme de la foi… dans l’avenir et la prochaine Constitution.

    « Bonjour Madame, Monsieur, votez-vous à Genève ? »  « Savez-vous que vous allez bientôt élire les membres de l’assemblée constituante ? »

    Et nous voilà, candidats pleins d’enthousiasme, déambulant dans les rues du canton pour expliquer aux passants l’importance d’utiliser leurs droits démocratiques et celle de la constitution.

    Les réactions de gens sont déroutantes, tantôt sceptiques, tantôt passionnées. L’attitude résignée est la plus difficile à gérer. J’entends quelques fois « je ne voterai pas » car les politiques « parlent mais ne font rien ». Des phrases ponctuées à la fin par « je ne parle pas de vous, Madame, mais…». Maigre consolation pour moi, candidate larguée parmi  500 autres et qui croit dans son action.

    Comment motiver ces personnes à voter pour un processus aussi lent que l’élaboration de cette Constitution et dont les effets se feront sentir dans la durée ? Contrairement à une loi qui tout-de-même est plus « visible » et « rapide ». Comment faire comprendre que la constitution est à la racine des lois?

    Quelque chose ne tourne pas rond entre les écrits et la réalité de la rue. Je lis dans le site web du canton « Le 24 février 2008, 79,25% des électeurs genevois ont approuvé la Loi constitutionnelle modifiant la Constitution de la République et canton de Genève. (…) une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle Constitution pour Genève. ».

     

    Pourtant mes interlocuteurs dans la rue n’ont pas l’air de comprendre pourquoi on élaborerait une nouvelle Constitution. On dirait que ceux que j’ai rencontrés depuis cet été et qui ont pris le temps de discuter avec moi, ne sont pas les mêmes que ces  «  électeurs genevois » qui ont « approuvé » ce processus.

    La bise souffle, il fait froid, et je continue mon pèlerinage. Cependant je m’interroge. Est-ce légitime de représenter la population si l’on est élu-e seulement par un petit nombre d’ « habitués » des bulletins de vote ?

    Je pense aussi à ces années post-élection. J’ai envie que les Genevois-e-s s’impliquent plus, idéalement je rêverais qu’ils soient tous quelque part dans des associations, groupe d’habitants, partis. Pour m’assurer que les pensées qui se baladent dans la population arrivent à l’oreille des constituants…

    Avant d’être candidate je suis citoyenne. Et comme dans tout dialogue il faut que l’habitant et le politique se rencontrent. Nous devons non seulement miser sur des hommes et des femmes qui vont représenter nos valeurs pendant 4 ans mais encore nous assurer qu’ils seront continuellement au courant des réflexions de chacun dans la rue, les vivants, ceux qui parlent en face à face, ceux qui ne vont pas souvent consulter les blog ou internet.

    Enfin, il y a une étape primordiale pour chacun d’entre nous, citoyens et candidats, basée sur la première valeur qui nous unit : le vote.

    Je sens qu’il va falloir encore souvent faire face à la bise, et aller à la rencontre de tous …