20/09/2009

Nestlé, La multinationale qui menace les politiques

Le grand chef de Nestlé, Peter Brabeck, se permet de menacer la Suisse et prétend de prendre ses clics et ses clacs et tout Nestlé Suisse si jamais le politique décide de plafonner les salaires. Ainsi cette société puissante en Suisse,  avec ses 2500 emplois sur sol suisse, utilise ouvertement son pouvoir pour imposer ses vues. 

Nous sommes devant une situation assez nouvelle qui pourrait décontenancer plus d’un-e politique de gauche et de droite.

De toute évidence,  M. Peter Brabeck  semble dire « l’économie d’abord, l’éthique ensuite ». 

Quelle est la limite entre le bien d’un pays et l’acceptation d’une menace ouverte ? Est-ce que le politique doit accepter  de tels propos, afin de préserver dans ce cas des emplois et des revenus indirects? Si oui, quelle sera la prochaine étape ? Accepter des baisses d’impôts toujours plus importantes ? Offrir le terrain ? Modifier la loi sur le travail pour satisfaire toujours plus ?  Ou changer d’autres lois environnementales ?

D’autres pouvoirs économiques font ce chantage, tels que les producteurs de pétrole qui prennent un malin plaisir à humilier plusieurs états, en menaçant d’un arrêt d’exportation de la précieuse substance, ou de leur importation, ultimatum accompagné quelques fois par des prises d’otage (suivez mon regard).

La particularité de la société  Nestlé  est  qu’elle brandit sa responsabilité sociale (RSE) comme un étendard. Sur son site il est écrit : « Très intégrée dans le tissu économique du pays, NESTLÉ soutient de nombreux projets sociaux … »  Or, la RSE comprend aussi une éthique.

La responsabilité sociale et environnementale des entreprises est un acte volontaire. D’accord. Seulement elle ne doit pas être un prétexte pour dominer le politique et  faire fi de la démocratie d’un pays.

22:37 | Tags : nestlé, brabeck, responsabilité sociale, multinationale | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | |