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  • Qualité et politique

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    J’exerce un métier particulier (responsable qualité) et qui consiste à donner des moyens de diminuer les erreurs dans la production et les accidents. Ca n’a pas l’air très sexy, n’est-ce pas ? Et pourtant, actuellement je m’éclate en déployant une méthode nommée « 5S » qui ressemble beaucoup aux pratiques de la démocratie participative.

    En effet, tant les employés dans l’entreprise, que les habitants dans leur quartier, peuvent mener des actions de terrain et participer de manière active au progrès de leur environnement.

    Ce sigle « 5S » désigne 5 actions fondamentales à mener, dont la chasse au gaspillage, la gestion des déplacements et le sens de l’emplacement.  Un-e coach « 5 S» encourage les idées des collaborateurs-trices, les accompagne et les résultats deviennent visibles. Les employé-e-s sont parties prenantes.

    Dans le cadre de l’entreprise politique, on devrait aussi promouvoir ce concept auprès des habitants afin qu’ils-elles s’approprient leur lieu de vie, et qu’ils-elles fassent des propositions et les réalisent. C’est ce que nous appelons « démocratie participative ».

    Les méthodes employées dans le monde du travail et celles de la vie politique sont ainsi étroitement liées et pourraient s’inspirer mutuellement. En effet, pour animer des réunions en entreprise on commence à utiliser une méthode inspirée de la démocratie : la sociocratie… Mais là, c’est une histoire que je vous raconterai une autre fois ;)

     

  • Dialoguons, nous verrons bien...

    Bonjour les candidats! Je ne sais pas vous, mais plus la date approche et plus …

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    Je rêve de pouvoir collaborer avec vous pour défendre des valeurs

    qui me sont chers, ainsi qu’à mes électeurs et électrices.

     

    Ces principes vous toucheront aussi :

     

    La protection de l’humain, de son environnement et le maintien des ressources pour les générations futures.

     

    Pour Genève, certains d’entre-vous seront d’accord avec mes propositions, d’autres seront méfiants Mais dialoguons. Nous verrons bien...

     

    Pour Genève j’aimerais en particulier :

     

    ·        Définir un plan directeur de la mobilité douce

    ·        Améliorer la qualité des transports publics (fréquences, parcours et accès aux personnes handicapées).

    ·        Inciter la rénovation des immeubles pour leur isolation thermique

    ·        Améliorer les processus administratifs pour construire plus de logements.

    ·        Encourager dans les quartiers la mixité culturelle, sociale et des générations

    ·        Donner une suite aux éléments soulevés par les Assises contre l’homophobie

    ·        Encourager le sport comme moyen d’intégration

    ·        Encourager les entreprises qui respectent des critères sociaux et écologiques

    ·        Permettre aux enfants des « sans papiers » de poursuivre un apprentissage plutôt que de rester en marge de la société.

    ·        Augmenter le nombre de femmes dans l’administration, les institutions politiques et les postes à responsabilité dans les entreprises.

     

    Je me réjouis de pouvoir en discuter avec vous en commission, au Grand Conseil ou derrière un verre.  A bientôt !

     

    Jacqueline Roiz

  • Alarme à la propagande haineuse

     

     

    Je me sens tellement dégoûtée par les encarts publicitaires UDC apparus ce 5 octobre dans la TdG.

    Comment créer le trouble dans l’esprit des gens ? Il suffit d’abord de leur faire peur et ensuite de leur trouver une solution toute faite.  Cette  méthode a fait ses preuves dans l’histoire. On l’a vu pendant  la seconde guerre mondiale, le génocide au Rouanda ou la guerre des Balkans.

    Faire peur pour dominer les esprits…

    Je vous parlerai du Rouanda (où j’ai été en mission pour le CICR). La technique pour arriver au drame était simple : d’abord on créait l’angoisse avec la radio qui martelait « dehors les cafards ». Ensuite les gens paniquaient et avaient peur de ne pas avoir assez de ressources pour survivre. Enfin, chacun agissait pour sauver sa peau et attaquait "l'ennemi" désigné. 

    C'est ainsi que l’on a réussi à envoyer  une partie de la population éliminer l’autre partie!

    L’UDC utilise une technique proche pour troubler les gens. Elle met en avant le manque de logement, ou de travail, pointe sur tout ce qui fait peur,  et ensuite propose comme solution le rejet, l’évacuation ( une sorte de petite mort) de  ceux qui se battent dans la vie, ceux qui acceptent de travailler chez nous et contribuent à notre richesse.

    J'ose espérer que certains membres de ce parti sont opposés à de telles méthodes écoeurantes.

     

     

  • L'insécurité c’est quoi ?

    Dans mon activité comme dans ma vie privée, j’entends:

    Des questions : « quelles solutions ? » Des exclamations : « celui-ci une vingtaine de jours de prison avec sursis et l’autre plusieurs points de suture  sans avoir rien fait! »  J’écoute encore parler des  Zizous, les trafiquants, les tags, les déchets parterre, le voisin qui gueule, la grisaille, les mendiants, le chômage, la solitude…

    J’écoute et je réalise, le sentiment d’insécurité vient des menaces, certaines objectives et d’autres, encore plus nombreuses, subjectives. 

    J’écoute les gens, il me semble qu’il leur semble…  ne rien pouvoir y faire.  Le sentiment d’insécurité est proportionnel au sentiment de subir dans la vie en général. Alors vient la peur de perdre son travail, la peur de se retrouver seul, la peur d’être bousculé et volé, peur d’être insulté ou frappé, peur de voir disparaître les couleurs sur les immeubles, des rues sales, peur d’être trop vieux ou trop fatigué pour prendre un risque de répondre, la peur de se faire écraser par un véhicule, peur du bruit qui viendra comme chaque nuit. La Peur de subir sans pouvoir riposter.  La peur d’avoir l’air con en réunion de parents d’élève, parce que l’on ne maîtrise pas la langue française.

    A force, ces personnes s’isolent ou deviennent intolérantes, elles mélangent  tout dans leur tête. Victimes de leur environnement, elles deviennent victimes  des discours simplistes.  

    Quelles solutions apporter ? Un « guichet » pour citoyen,  qui informe, facilite le dépôt s de plainte,  ou oriente vers le bon service de la ville selon le problème ? Une police de proximité  visible?  Des infos officielles dans plusieurs langues ? Des cours gratuits de français ?  Des routes plus sûres ? Des rues piétonnes ET plus calmes, des initiatives d’entre-aides entre habitants ? Simplement un emploi  stable? Simplement de l’amitié et un sentiment de solidarité ?  Et combien d’autres idées qui se trouvent chez les habitants justement.

    Le sentiment d’insécurité demande d’agir sur plusieurs niveaux, de manière coordonnée,  sur tout ce qui amène une meilleure qualité de vie. Il faut pouvoir répondre à toutes ces peurs et faire participer les habitants du quartier dans la recherche de solutions.

     

  • Nestlé, La multinationale qui menace les politiques

    Le grand chef de Nestlé, Peter Brabeck, se permet de menacer la Suisse et prétend de prendre ses clics et ses clacs et tout Nestlé Suisse si jamais le politique décide de plafonner les salaires. Ainsi cette société puissante en Suisse,  avec ses 2500 emplois sur sol suisse, utilise ouvertement son pouvoir pour imposer ses vues. 

    Nous sommes devant une situation assez nouvelle qui pourrait décontenancer plus d’un-e politique de gauche et de droite.

    De toute évidence,  M. Peter Brabeck  semble dire « l’économie d’abord, l’éthique ensuite ». 

    Quelle est la limite entre le bien d’un pays et l’acceptation d’une menace ouverte ? Est-ce que le politique doit accepter  de tels propos, afin de préserver dans ce cas des emplois et des revenus indirects? Si oui, quelle sera la prochaine étape ? Accepter des baisses d’impôts toujours plus importantes ? Offrir le terrain ? Modifier la loi sur le travail pour satisfaire toujours plus ?  Ou changer d’autres lois environnementales ?

    D’autres pouvoirs économiques font ce chantage, tels que les producteurs de pétrole qui prennent un malin plaisir à humilier plusieurs états, en menaçant d’un arrêt d’exportation de la précieuse substance, ou de leur importation, ultimatum accompagné quelques fois par des prises d’otage (suivez mon regard).

    La particularité de la société  Nestlé  est  qu’elle brandit sa responsabilité sociale (RSE) comme un étendard. Sur son site il est écrit : « Très intégrée dans le tissu économique du pays, NESTLÉ soutient de nombreux projets sociaux … »  Or, la RSE comprend aussi une éthique.

    La responsabilité sociale et environnementale des entreprises est un acte volontaire. D’accord. Seulement elle ne doit pas être un prétexte pour dominer le politique et  faire fi de la démocratie d’un pays.

  • T'as pas un emploi vert?

    Le nouvel Accord Vert « Green New Deal » vise à réformer les marchés financiers, redynamiser l’économie, soutenir les couches défavorisées de la population et prend en compte l’écologie.

    A Genève, il s’agira d’avantager l’économie locale et les initiatives visant à diminuer l’impact écologique comme la diminution du bruit, le réchauffement climatique, la biodiversité, la qualité de l’eau, le développement d’énergies propres.

    Il s’agira  par exemple de créer des emplois (et des nouvelles formations) en investissant dans des infrastructures,  les toits végétalisés, l’isolation des habitations, les techniques de chauffage « naturel » comme les puits canadiens et les récupérateurs de chaleur.

    Finalement  miser sur un impact positif  sur l'économie coule de source, mais la simplicité peut faire peur. Avoir confiance et aller de l’avant, voilà ce qu’est le « Green New Deal ».

     

     

  • L'air de la mobilité douce est en marche

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    L’initiative pour la mobilité douce d’Actif-Trafic  a réussi avec 14812 signatures remises le 2 juillet, après une ballade dans la ville, à vélo, en patins, et autres engins amusants. 

    Une demande évidente de la population. Je l'ai constaté quand j’étais sur les stands de récolte J'ai vu l’enthousiasme des gens qui signaient et souhaitaient plus de sécurité dans leurs déplacements.

    Nous entrons dans l’air des modes de transport non motorisés, ils seront facilités, protégés,  et encouragés. Le plan directeur que prévoit l’initiative permettra une vraie politique pour la mobilité douce à l’avantage de la collectivité toute entière.

     

     

    Pour en savoir plus : http://www.actif-trafic.ch/Actions/-photos/Action-a-Geneve-pour-la-remise-des-14-812-signatures.html

     

  • Genève et la politique de rustine

    On veut construire un tunnel à Vésenaz avec 57 millions de francs du canton. Sur la région Arve et Lac de 55'000 habitants, ce sont seulement 500 habitants qui bénéficieraient d’un délestage partiel du trafic.

     

    Comment est-il possible que le Grand Conseil avec sa majorité bourgeoise n’exige pas un peu plus de sérieux dans cette entreprise? Où est la vision « d’entrepreneur » de projets durables au service des Genevois ? On veut satisfaire les quelques connaissances de Vésenaz et ne pas avoir de vision d’ensemble pour diminuer le trafic arrivant vers et au-delà de cette région ! En outre, des parkings et des surfaces commerciales récemment construites en surface de Vésenaz vont détourner les véhicules qui auraient pu utiliser le tunnel.

     

    Peu importe pour ces députés si, après la dépense de 57 millions de francs,  les 20'000 véhicules de la route d’Hermance (et aussi de la route Thonon) n’emploieront pas le tunnel et continueront de circuler à la surface et des véhicules supplémentaires « encouragés » déferleront sur les Eaux-Vives et le centre de Genève…

     

    Qu’importe si la Confédération a jugé l’efficacité du projet vraiment trop faible... On a fait fi de cet avis et demandé au canton d’ajouter l’argent manquant…

     

    Ce projet est comme un vieux pneu sur lequel on colle une petite rustine (de luxe!) avant qu’il ne se déchire ailleurs et laisse s’évaporer 57 millions de francs du contribuable...

     

    Jacqueline Roiz