08/12/2015

COP21 est schizophrène (ou comment lier COP21 et l’ultra libéralisation du commerce des énergies dans TiSA)

COP21 tenterait de coordonner la lutte contre le réchauffement climatique. Pourtant une cinquantaine de pays participants à cette belle conférence sont aussi en ce moment en train de négocier des accords TiSA* (accord international pour libéraliser le marché des services) et qui empêcheraient la transition énergétique...

Depuis ce mardi 8 et jusqu’à jeudi 10 décembre à Genève, ces pays vont discuter en particulier du chapitre énergétique de ce traité, appelé ERS (Energy Related Services). On y trouve le principe de « neutralité technologique » en matière énergétique. Une clause qui priverait les régulateurs nationaux du droit de distinguer les types d’énergie : pétrole, nucléaire, éolien, hydraulique, solaire, etc.

TiSA réduirait la souveraineté des Etats sur les ressources énergétiques en exigeant qu’ils ouvrent leurs marchés aux fournisseurs étrangers de services liés à l’énergie. Selon le texte révélé par Wikileaks, cet accord TiSA avantagerait les énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) et nucléaires, actuellement plus concurrentielles, et empêcherait l’Etat de décider de subventionner la production d’énergie propre ou d’investir par exemple dans la mise à niveau des centrales hydrauliques, l'installation de nouvelles infrastructures et dans la recherche de nouvelles technologies ; par conséquent, cet accord freinerait la création de nouveaux emplois dans les énergies propres et anéantirait une transition énergétique.

Comment peut-on alors imaginer que l’Australie, les Etats-Unis, ou l’Europe soudain acceptent des accords contraignants à la COP21 pour réduire le réchauffement climatique, alors qu’ici, à Genève, ils négocient pour une ouverture sauvage du marché de l’énergie ?

 

 

*TiSA = Trade in Services Agreement

23:03 Publié dans Développement durable, Politique | Tags : cop21, tisa, energie, geneve, paris | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | |

26/01/2015

Préparation du « Village » Alternatiba de 2015: c’est parti !

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Grande participation

Samedi 24 janvier, environ 120 participants provenant de toute l’agglomération, et  dont un bon tiers avait moins de 25 ans, se sont réunis à la maison des associations, pour définir ce que sera le village alternatif « Alternatiba » à Genève.  

Ce « Village des Alternatives au changement climatique » aura d’ailleurs lieu du 18 au 20 septembre 2015 à Plainpalais. Elle anticipera la Conférence (institutionnelle) sur le climat COP21 mais où la société civile ne sera que partiellement représentée.

 Au travers d’une animation très bien coordonnée, cette journée de préparation a été fructueuse et a permis d’affiner l’organisation, de faire naître des motivations dans le public, de réunir des compétences variées et mise à disposition bénévolement…

 Surprises, informations et créations

 Les participants ont défini les activités (stands, conférences, spectacles, déco, etc.) et les attentes pendant (et après) ces 3 jours d’envergure. Parmi elles, démontrer que les solutions existent déjà pour préserver le climat, se renforcer en connaissances, redonner l’envie à la société civile de tout bord de faire avancer cette cause,  développer l’esprit créatif, l’intelligence collective et  s’extraire de la pensée actuelle, « sortir du système ».

 Il y aura des conférences instructives et des stands qui ne se contenteront pas de donner des flyers mais qui seront « concrets »,  « pédagogiques », « surprenants ». Tout cela dans une ambiance qui donnera envie de prendre son temps... Musique, surprise, art et décoration pour encourager cet esprit d’ouverture.

 On pourrait croire à un « vœu pieu », un village de soixante-huitards comme il est si facile de traiter les personnes qui parlent de « bien-être », « d’échange », de « joie »… Et si, en fait,  ces personnes étaient des visionnaires ?

 Les participants ne vont pas attendre que le « système » politique et économique actuel propose des solutions toutes faites au niveau local comme international. Ils anticipent et prennent leurs responsabilités, se renforcent en connaissance, la transmettent, et veulent faire bouger les acteurs, tant civils que politiques et économiques pour sauver le climat.

Responsabilité individuelle et collective

Ce samedi, les bénévoles ont passé la journée entière à travailler, donner des méthodes, faire des propositions, s’engager pour les prochaines étapes dans l’organisation de cet évènement de grande envergure. Ils et elles ont exercé leur « responsabilité individuelle », permettant ainsi que naisse une responsabilité collective efficace pour agir contre les changements climatiques.

En bref, ils ont commencé à tisser l’intelligence en réseau...

 

Infos:

Alternatiba, "Village des Alternatives au changement climatique", du 18 au 20 septembre 2015 à Plainpalais :  https://alternatiba.eu/leman/

 

Histoire (récente) d’Alternatiba : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alternatiba,_Village_des_alternatives

 

Conférence internationale sur le Climat : http://www.cop21.gouv.fr/fr

 

29/09/2008

L’agriculture fait pas bobo

Voulons-nous maintenir le secteur agricole à Genève?

Restons pragmatiques, oui l’agriculture permet de garantir la conservation des ressources naturelles et de nos paysages (Art. 104 de la Constitution suisse). Mais avant tout,  il s’agit de produire des denrées alimentaires !

A l’exemple de la constitution suisse, il sera nécessaire d’inscrire l’agriculture dans le concept du développement durable mais pourquoi pas en parlant d’agriculture diversifiée comprenant celle de proximité...

L’agriculture fait appel à une stratégie des trois piliers, économique, sociale, et environnementale.

Soutenir l’agriculture de proximité ce n’est pas faire l’aumône, c’est créer un système capable de maintenir et générer de l’emploi,  diminuer la consommation d’énergie (avec des produits de saisons et un transport organisé par quartier) et qui donne au consommateur la possibilité de contrôler la provenance et les conditions d’exploitations…

Quand à ceux qui rétorquent que cette agriculture est une affaire de bobos, qu’ils aillent voir de plus près, le public s’est diversifié et qu’à cela ne tienne pour que cela soit encore mieux: qu’ils demandent aux autorité de fixer des contrats avec leurs agriculteurs ou agricultrices les plus proches. Si elles (les autorités) acceptent de sacrifier les fraises en hiver...

Les établissements publics avec des panneaux solaires c’est bien mais des hôpitaux et cantines scolaires qui serviraient des produits du terroir au gré de la saison (différents mais pas plus chers), ça serait quand même plus intéressant…

Jacqueline Roiz

23:12 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | |