23/09/2009

L'insécurité c’est quoi ?

Dans mon activité comme dans ma vie privée, j’entends:

Des questions : « quelles solutions ? » Des exclamations : « celui-ci une vingtaine de jours de prison avec sursis et l’autre plusieurs points de suture  sans avoir rien fait! »  J’écoute encore parler des  Zizous, les trafiquants, les tags, les déchets parterre, le voisin qui gueule, la grisaille, les mendiants, le chômage, la solitude…

J’écoute et je réalise, le sentiment d’insécurité vient des menaces, certaines objectives et d’autres, encore plus nombreuses, subjectives. 

J’écoute les gens, il me semble qu’il leur semble…  ne rien pouvoir y faire.  Le sentiment d’insécurité est proportionnel au sentiment de subir dans la vie en général. Alors vient la peur de perdre son travail, la peur de se retrouver seul, la peur d’être bousculé et volé, peur d’être insulté ou frappé, peur de voir disparaître les couleurs sur les immeubles, des rues sales, peur d’être trop vieux ou trop fatigué pour prendre un risque de répondre, la peur de se faire écraser par un véhicule, peur du bruit qui viendra comme chaque nuit. La Peur de subir sans pouvoir riposter.  La peur d’avoir l’air con en réunion de parents d’élève, parce que l’on ne maîtrise pas la langue française.

A force, ces personnes s’isolent ou deviennent intolérantes, elles mélangent  tout dans leur tête. Victimes de leur environnement, elles deviennent victimes  des discours simplistes.  

Quelles solutions apporter ? Un « guichet » pour citoyen,  qui informe, facilite le dépôt s de plainte,  ou oriente vers le bon service de la ville selon le problème ? Une police de proximité  visible?  Des infos officielles dans plusieurs langues ? Des cours gratuits de français ?  Des routes plus sûres ? Des rues piétonnes ET plus calmes, des initiatives d’entre-aides entre habitants ? Simplement un emploi  stable? Simplement de l’amitié et un sentiment de solidarité ?  Et combien d’autres idées qui se trouvent chez les habitants justement.

Le sentiment d’insécurité demande d’agir sur plusieurs niveaux, de manière coordonnée,  sur tout ce qui amène une meilleure qualité de vie. Il faut pouvoir répondre à toutes ces peurs et faire participer les habitants du quartier dans la recherche de solutions.

 

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20/09/2009

Nestlé, La multinationale qui menace les politiques

Le grand chef de Nestlé, Peter Brabeck, se permet de menacer la Suisse et prétend de prendre ses clics et ses clacs et tout Nestlé Suisse si jamais le politique décide de plafonner les salaires. Ainsi cette société puissante en Suisse,  avec ses 2500 emplois sur sol suisse, utilise ouvertement son pouvoir pour imposer ses vues. 

Nous sommes devant une situation assez nouvelle qui pourrait décontenancer plus d’un-e politique de gauche et de droite.

De toute évidence,  M. Peter Brabeck  semble dire « l’économie d’abord, l’éthique ensuite ». 

Quelle est la limite entre le bien d’un pays et l’acceptation d’une menace ouverte ? Est-ce que le politique doit accepter  de tels propos, afin de préserver dans ce cas des emplois et des revenus indirects? Si oui, quelle sera la prochaine étape ? Accepter des baisses d’impôts toujours plus importantes ? Offrir le terrain ? Modifier la loi sur le travail pour satisfaire toujours plus ?  Ou changer d’autres lois environnementales ?

D’autres pouvoirs économiques font ce chantage, tels que les producteurs de pétrole qui prennent un malin plaisir à humilier plusieurs états, en menaçant d’un arrêt d’exportation de la précieuse substance, ou de leur importation, ultimatum accompagné quelques fois par des prises d’otage (suivez mon regard).

La particularité de la société  Nestlé  est  qu’elle brandit sa responsabilité sociale (RSE) comme un étendard. Sur son site il est écrit : « Très intégrée dans le tissu économique du pays, NESTLÉ soutient de nombreux projets sociaux … »  Or, la RSE comprend aussi une éthique.

La responsabilité sociale et environnementale des entreprises est un acte volontaire. D’accord. Seulement elle ne doit pas être un prétexte pour dominer le politique et  faire fi de la démocratie d’un pays.

22:37 | Tags : nestlé, brabeck, responsabilité sociale, multinationale | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | |