17/06/2009

Genève et la politique de rustine

On veut construire un tunnel à Vésenaz avec 57 millions de francs du canton. Sur la région Arve et Lac de 55'000 habitants, ce sont seulement 500 habitants qui bénéficieraient d’un délestage partiel du trafic.

 

Comment est-il possible que le Grand Conseil avec sa majorité bourgeoise n’exige pas un peu plus de sérieux dans cette entreprise? Où est la vision « d’entrepreneur » de projets durables au service des Genevois ? On veut satisfaire les quelques connaissances de Vésenaz et ne pas avoir de vision d’ensemble pour diminuer le trafic arrivant vers et au-delà de cette région ! En outre, des parkings et des surfaces commerciales récemment construites en surface de Vésenaz vont détourner les véhicules qui auraient pu utiliser le tunnel.

 

Peu importe pour ces députés si, après la dépense de 57 millions de francs,  les 20'000 véhicules de la route d’Hermance (et aussi de la route Thonon) n’emploieront pas le tunnel et continueront de circuler à la surface et des véhicules supplémentaires « encouragés » déferleront sur les Eaux-Vives et le centre de Genève…

 

Qu’importe si la Confédération a jugé l’efficacité du projet vraiment trop faible... On a fait fi de cet avis et demandé au canton d’ajouter l’argent manquant…

 

Ce projet est comme un vieux pneu sur lequel on colle une petite rustine (de luxe!) avant qu’il ne se déchire ailleurs et laisse s’évaporer 57 millions de francs du contribuable...

 

Jacqueline Roiz

11:36 | Tags : vésenaz, politique, développement durable, genève | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | |

Commentaires

Avec ce que les Verts évaporent pour l'assemblée constituante, qui sera juste capable de dépenser de l'argent pour un projet de constitution qui sera refusé par le peuple, ils sont mal placés pour donner des leçons en matière de dépenses.

Les 57 millions du tunnel de Vésenaz, même ramenés sur 500 habitants (ce qui est faux, car devant être ramené sur 20000 usagers quotidiens de cette route) ne sont rien par rapport au CEVA, délire d'un ministre vert, coûtant plus de 2 milliards pour 10000 usagers quotidiens, sans compter les coûts de fonctionnement !

Écrit par : j.nizard | 17/06/2009

Que les grands axes cantonaux evitent le centre des villages est en soit un projet d'avenir, car il s'agit d'ameliorer des tracés routiers herités du moyen-age. Il est urgent de le faire partout ou ce n'est pas encore le cas. Et dans cette perspective c'est egualement parfaitement durable en terme d'infrastructure et bon pour la qualité de vie de tous.

Bien entendu l'oscurantisme vert ne serait pas le meilleure argument pour recolter des signature contre, alors vous n'hesitez pas a titiller la jalousie "anti sales bourges de vesenaz", vous pouvez aussi jouer sur la carte de la xenophobie anti-frontaliers puisqu'ils sont nombreux a emprunter cette route... ce serait du même niveau ethique.

Écrit par : Eastwood | 17/06/2009

Cher Eastwood: Il me semble que l'obscurantisme se retrouve dans vos propos qui ne prennent pas en compte mes différents arguments. Je ne comprends pas non plus comment vous pouvez extrapoler que je suis "anti" des personnes, en fait au contraire, je pense que Vesenaz et le reste du canton méritent mieux que ce projet mal cousu.

Écrit par : Jack_line | 19/06/2009

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