10/10/2008

Masculin pluriel

La parole est aux candidats?

Dix-huit candidats à la Constituante ont eu la parole gracieusement offerte par la Tribune de Genève. 

Je constate que sur 18 candidats, 2 candidatEs seulement se sont exprimées…

Les femmes sont-elles trop timides pour s’exprimer?  Ca se saurait. Ou est-ce que le processus qui mène le journal à publier tel ou telle candidat-e est inconsciemment « orienté » ? 

J’ai de la peine à croire que deux femmes ont accepté ou décidé de faire publier leur texte, que seul deux femmes étaient atteignables au téléphone ou par e-mail, et sollicitées…

Il est vrai que les listes contiennent environ 30% de femmes. Si les proportions avaient été maintenues, six femmes auraient pu  s'exprimer.

Sur les deux femmes, l'une est sur la liste consacrée uniquement aux femmes citoyennes : sa contribution était donc évidente et inévitable !

La seconde est sortie du chapeau des listes mixtes. Où sont donc passées les quatre autres candidates? 

Ce cas de figure devrait  nous montrer la nécessité d’une constitution qui ne laissera pas au hasard (ni aux quotidiens) l’équilibre des genres dans les organes politiques et décisionnels de notre société.

Malheureusement je n'ai pas les moyens de savoir ce qui s'est passé dans les limbes dantesque des médias. Alors je reste près de faits: seize candidats ont amené leur vision de la Constitution. Au masculin pluriel.

Jacqueline Roiz

20:02 | Tags : constituante femmes genre feminisme | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | |